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Le syndrome des loges (ou syndrome d’effort chronique) est une pathologie plus fréquente qu’on ne le pense, mais souvent diagnostiquée tardivement car peu connue, des muscles qui concerne systématiquement les membres (bras et jambes) et qui survient souvent (mais pas que) à la suite d’une blessure.

 

Le syndrome des loges : définition

 

Pour comprendre le syndrome des loges, imaginez une baguette de pain non cuite et lorsqu’elle cuit, elle gonfle, mais si elle gonfle trop plus assez de place dans un sac en plastique bien serré. Si la baguette gonfle soudainement, elle manquera de place et se trouvera compressée par le sac.

De la même façon, nos muscles sont groupés en sections, ou “loges”, entourées d’une gaine solide et peu extensible appelée fascia. Lorsqu’un muscle ou un groupe de muscles à l’intérieur d’une de ces loges gonfle (à cause d’une blessure, d’une inflammation, ou d’un autre problème), il n’a pas beaucoup de place pour s’étendre. La pression augmente ainsi dans la loge, comprimant les vaisseaux sanguins et les nerfs.

 

Les conséquences et séquelles possibles du syndrome des loges 

 

Le syndrome des loges est la résultante d’une cascade d’évènements, s’il n’est pas traité rapidement, peut avoir des conséquences importantes et potentiellement laisser des séquelles.

D’abord, il y a le risque d’ischémie musculaire. La compression des vaisseaux sanguins limite l’apport de sang aux muscles, ce qui peut entraîner un manque d’oxygénation. Sans traitement, l’insuffisance d’oxygène aboutira à la dégradation du tissu musculaire (une nécrose autrement dit).

Il y a aussi le risque de contracture musculaire chronique. En effet, dans les cas graves, les muscles peuvent durcir et se raccourcir sans réversibilité, entraînant une limitation de la mobilité articulaire durable.

Et enfin, dans les cas où les traitements conservateurs ne sont pas suffisants, une chirurgie doit être prescrite. Celle-ci peut induire des cicatrices avec douleur permanente et, dans les situations extrêmes, l’amputation doit même être pratiquée.

 

Les causes courantes du syndrome des loges

 

Le syndrome des loges peut avoir une multitude de causes différentes. Parmi celles-ci, la fracture, l’hématome musculaire sévère et le port d’un plâtre ou de bandages trop serrés sont les plus fréquentes.

Bon à savoir, le syndrome des loges est souvent en corrélation avec certains morphotypes plus que d’autres. Une personne forte et trapu, sans taille mirobolante (au niveau de sa hauteur) présentant donc de la graisse et des muscles en plus forte densité, est plus sujette à développer cette pathologie.

Dans des cas bien plus rares, mais toujours possibles, le syndrome des loges peut être la conséquence de morsures venimeuses (de serpent au minimum).

 

Le syndrome des loges : quel lien avec le sportif ?

 

Les sportifs sont les plus concernés par le syndrome des loges, car les plus exposés au risque de fractures des membres ou de chocs contondants violents. Mais les causes de ce syndrome peuvent aussi survenir près l’effort répété et trop conséquence d’un sportif.
À titre d’exemple, un motard qui serre régulièrement sa moto va avoir plus de risques de tension dans les avant-bras. 

De plus, il existe chez le sportif une condition moins aiguë appelée syndrome chronique des loges (ou syndrome compartimental chronique). Cette version chronique est moins dangereuse, mais peut s’avérer douloureuse et handicapante. La gêne apparaît alors à l’effort, sous forme de mal sourd et engourdissant, et diminue au repos. C’est la mesure de la pression intramusculaire par un médecin qui permet d’établir le diagnostic. 

Dans sa forme chronique plutôt qu’aigu, le syndrome des loges survient volontiers dans les sports qui induisent une compression prolongée des membres. Ainsi, les pratiquants de planche à voile et de moto seraient les plus touchés.

 

Le syndrome des loges : quelle prévention ?

 

Après une blessure, ou en cas de forme chronique, il est bon de chercher à réduire les compressions pouvant résulter de la pose de bandages, de plâtre ou même de vêtements techniques.

Mais surtout, les sportifs devraient être sensibilisés aux manifestations de ce syndrome, pour le reconnaître vite et être pris en charge au cas où. Le syndrome des loges est notamment caractérisé par une douleur musculaire intense, qui ne disparaît pas après l’effort, et qui s’accompagne normalement d’un sentiment de tension, d’engourdissement et de picotements.

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